Démarrage et chaleur : de nouveaux défis pour le pneu

L’arrivée dans la région de San Juan ne se fait pas sans douleur pour les concurrents du Dakar qui, pour cette 12e étape au départ de Chilecito, ont fait face à la plus longue spéciale du rallye avec 523 km.

Un mélange de sable, pistes rapides et passages caillouteux cassants, une navigation exigeante et une chaleur harassante : il y avait de quoi mettre l’endurance et l’attention des pilotes à rude épreuve alors que la fatigue des 12 jours écoulés se fait sentir.

Pas de relâchement pour le nouveau pneu BFGoodrich® KDR2+ qui, après le sable, la boue et l’altitude, doit encore en découdre ! Au programme aujourd’hui : la chaleur et les démarrages successifs avec une spéciale qui s’est déroulée en 2 temps. De nouveaux défis. « Avec la chaleur, la température de la gomme et les pressions augmentent, explique Matt Hanlon, l’ingénieur en charge du développement du nouveau pneu. Les 2 roues motrices peuvent gérer cette pression depuis le cockpit, mais les 4 roues motrices peuvent voir leur pression monter de façon inhabituelle ».

« Les pneus BFGoodrich® sont hyper résistants. Quand je vois la vitesse à laquelle on roule dans les épineux avec notre PEUGEOT 3008DKR Maxi, c’est incroyable que l’on ne crève pas », a même déclaré Stéphane Peterhansel (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°300), 2ème au classement général.

Autre défi à relever : le démarrage en trombe. Il faut que la roue tourne à la vitesse où la voiture avance, autrement le pneu se met à patiner et la voiture perd le contact avec le sol. Les autos sont désormais équipées de système anti-patinage avec régulation électronique. Il n’empêche ! Au-delà de 5 à 10%, cela crée une rupture d’adhérence. « La nouvelle sculpture sur laquelle nous avons travaillé pour le pneu BFGoodrich® KDR2+ a permis d’offrir une plus grande motricité aux pilotes », confirme Matt.

Un vrai changement pour les 4 roues motrices et notamment Nasser Al Attiyah qui, à ce jeu-là, sont en général plus à l’aise et plus rapides que les 2 roues motrices. Même s’il ne faut pas se laisser abuser par le bruit, il n’y a qu’à voir le bond et la trainée que les Toyota laissent derrière elles pour s’en convaincre. Les buggies de Peugeot ou Mini doivent favoriser un démarrage plus souple et accélérer ensuite car si les pilotes mettent trop de puissance au départ, leurs montures n’avancent plus. À deux jours de l'arrivée de cette quarantième édition du Dakar, le pneu peut aussi faire la différence.

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